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dimanche 13 décembre 2009

Alice non plus (provisoire)


Marcher à petits pas et courir sous la pluie
Mouiller un coin de ciel
Le colorer bleu nuit
Prier Eléonore de revenir le faire
De gommer le temps d'un doigt,
Le souffler
Et oublier la terre

Y a pas grand chose de bien
C'est sûr, au milieu de nos affaires
Pas grand chose pour pouvoir lever la main
Et avoir les étoiles de demain
Qui brillent dans nos yeux

Mais Alice souffrait
D'être ce presque rien
D'avoir posé un noeud
Sur ce qui dessinait le lien

On a quitté l'appartement
On a tout laissé derrière
Puisqu'on se prenait pour des amants
Puisqu'on était trop fiers
D'être toujours plus cons
D'avoir ce truc d'amour
Accroché à la rivière
Qui se faisait torrent
Quand on mêlait les chairs

Mais Alice
Etait
Ce poing à la figure
Cette douceur amère
Pas même un embryon
Une goutte de pluie
Qui promettait d'être mer
L'océan qui se glisse
Entre deux bras de terre

On était insouciant
On s'était fait la guerre
Celle qui fait des enfants
Une idée qu'on enterre
Et pourtant

Même si le souvenir
Garde cette tristesse
En guise de frontière
C'est presque, un sourire
Comme un mirage
Qui s'esquisse

Marcher à petits pas et courir sous la pluie
Mouiller un coin de ciel
Le colorer de vie
Prier Eléonore de revenir se taire
Gommer le temps d'un doigt,
Souffler
Et oublier l'enfer

Alice n'est jamais vraiment partie
Alice n'a jamais vraiment pleuré
Non plus

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