Puisqu'il faut bien tracer la route

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dimanche 21 février 2010

Sans surprise

Non. Je n'aurai pas de surprise. Je ne te demanderai jamais de compte parce que tu comptes pour moi et que la vie est fichue comme ça... Y en a qui aiment suivre les lignes droites, d'autres qui aiment les chemins de traverse... Et y a des gens qui sont faits pour prendre les transversales. Je ne suis ni des uns, ni des autres. Je ne prends pas non plus les transversales. J'ai arrêté d'arpenter les rues, il y a quatre ans. Quand j'ai eu mal. Quand je me suis rendu compte qu'en fin de compte ce que l'on se prédisait comme être la fin du monde, n'était que la fin du moi et le début des autres. Le point de départ d'une non vie. Le commencement d'un autre rapport au monde, à toi, à elle, et celles qui ont été avant ou après. L'éternel recommencement de ce deuil qui s'accroche à mon porte-clé et qui me rappelle à chaque instant, qu'il n'est rien d'important que celui d'avancer, d'aimer les choses comme elles viennent, comme elles sont.

Je n'ai pas besoin de savoir car je sais. Le détail importe peu ; le rêve que tu as fait, le chagrin, le malaise, l'épreuve n'enlève rien, ne change rien à mon monde. Le mien ne bouge plus : il est en deuil et il accueille tout ce qui vient. Je n'ai plus rien à dire sur les choses, je me contente de les aimer, de leur donner ce qu'elles veulent bien me demander car je n'ai que cela à offrir car l'intérieur est aussi vide que l'extérieur paraît empli. Je ne regretterai jamais d'être à côté ou à tes côtés ou bien ailleurs car je préfère cela plutôt qu'offrir à cette idée morte un cercueil qui me ferait l'oublier.

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